Un article paru dans le Wall Street Journal daté du 17 février dernier traite d’un étrange phénomène qui frappe la créativité artistique : comment trouver un nom de groupe original et unique en 2010 ? Les musiciens sont-ils obligés de se transformer en véritable trademark pour sortir de la masse ? Selon Rovi Corp, il y aurait environ 1,4 million de noms d’artistes dans le monde, dont 29 rien que pour le patronyme John Williams.
John Williams ne me dit absolument rien, mais il me semble que le thème des poneys (!) revenait furieusement au top de la hype ces derniers temps (New Young Pony Club, Poni Hoax, Pony Pony Run Run…), autant d’ailleurs que le noir s’imposait comme le nouveau gris(gris) branché rock (Black Rebel Motocycle Club, Black Lips, Black Kids…).
Certains changent même de nom en cours de route (Le « Love Symbol » TAFKAP Prince), ou se baptisent d’un nom tellement imprononçable (les électro-geek nordiques de Slagsmålsklubben) qu’on ne retient qu’eux.
Pourtant, il existe quelque part un nom terriblement classique et commun, que l’on a l’impression d’avoir entendu des milliers de fois et qui pourtant ne correspond à personne d’autre : Ben Howard.
A tout juste 22 ans et originaire du Sud Ouest de l’Angleterre, ce jeune homme nous a instantanément séduit lors de son passage aux excellentes Jam Sessions Artésiennes « One Shot Not ». Entre Xavier Rudd (pour lequel il a déjà assuré les premières parties), Ray La Montagne (pour le singing-songwriting élégant) et Jack Johnson (pour son côté « i wanna go surfin’ »), on reste admiratif de ce génie des cordes – vocales et instrumentales.
De la gueule d’ange à la gueule de star, il n’y a qu’un pas…
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